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Territoire à l'étude : Le Caire - compétence 2
Les enjeux d'une métropole
Se déplacer
La circulation au Caire est particulièrement dense et difficile, presque chaotique. Les moyens de transports utilisés sont très diversifiés: automobiles, taxis collectifs, camions, autobus et charrettes se côtoient dans un enchevêtrement très dense de petites rues et de quartiers aménagés sans plan d'urbanisation. La construction d'une autoroute de contournement du centre n'est qu'au stade de projet, ce qui fait du centre ville un passage obligé, engorgé en permanence. De plus, davantage de ponts seraient nécessaires pour traverser le Nil, qui partage la ville en deux longs corridors nord-sud.
Les transports collectifs
Un système de transport en commun par autobus et par tramway est en place, mais son efficacité est réduite par le développement anarchique de la ville, par la densité de la circulation et par le mauvais état de la chaussée. Dans les quartiers populaires en expansion, souvent éloignés du centre, de petits systèmes de transport collectif privés se sont par ailleurs développés. Le Caire possède également le seul métro d'Afrique et du Moyen-Orient, actuellement en développement.
La qualité de l'air
Conjugués aux émanations des usines environnantes, les rejets gazeux dus aux transports dans la ville chargent l'air de polluants toxiques, tels que le plomb, faisant du Caire l'une des métropoles les plus polluées de l'Afrique. Enfin, les véhicules à moteurs sont aussi responsables d'une pollution sonore terrible, le niveau de décibels atteignant des sommets nettement supérieurs aux normes acceptables.
Se déplacer au Caire : les enjeux
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« Le spectacle d'autobus essoufflés et bondés d'où débordent des grappes de voyageurs fait partie du quotidien cairote ». |
Se déplacer au Caire en images
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Circulation anarchique où cohabitent piétons, voitures, autobus et une charrette!
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Transport collectif privé dans de nouveaux « quartiers irréguliers ».
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Traverser le Nil... plusieurs ponts relient les sections est et ouest de la ville. |
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Différents types de transport : un taxi noir et blanc, un cheval, une moto, un autobus, etc. |
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Le métro au Caire. Il risque toutefois d'avoir des effets pervers en facilitant l'urbanisation vers le nord sur les terres agricoles... |
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Le métro au Caire.
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Le métro au Caire.
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Un troupeau de chameaux sur la route... |
Réussir à se loger
Avec une moyenne de 32 000 habitants/km², la densité du Caire est l'une des plus fortes du monde, certains quartiers pouvant compter plus de 100 000 habitants par km². Le centre de la ville, traditionnellement un quartier d'accueil des immigrants pauvres, est depuis longtemps saturé. Les tentatives de développement de villes satellites n'ont longtemps connu qu'un maigre succès, attirant plusieurs industries, mais peu de résidants.
Étalement urbain
Toutefois, ces quartiers commencent aujourd'hui à s'organiser dans la grande banlieue du Caire, initiant un processus d'étalement urbain. De nouveaux lotissements résidentiels sont aménagés dans le delta verdoyant du Nil, au grand bonheur des plus nantis, mais au détriment des rares terres arables. Pendant ce temps, les populations défavorisées s'installent sur des terres désertiques sans ordre ni plan et dans des conditions sanitaires souvent déficientes (absence d'égout et d'aqueduc).
Pénurie de logement
Cet éclatement est rendu nécessaire à cause de la grande crise du logement qui touche actuellement Le Caire et dont les populations les plus pauvres font les frais. En effet, malgré la saturation du centre ville, les familles démunies persistent à vouloir y vivre pour profiter de ses avantages. La pénurie de logements force ces familles à s'installer dans des aménagements précaires et parfois insolites : on ajoute des étages chancelants à d'anciens immeubles ou, plus simplement, on construit des habitations de fortune directement sur les toits. En fait, s'il n'existe à proprement parler que peu ou pas de bidonvilles au Caire, cette "verticalisation" de l'habitat en est une variante certes originale, mais non moins précaire.
Autre conséquence de la crise du logement, la Cité des Morts, ancien cimetière situé en plein cœur de la ville, est aujourd'hui entièrement habitée par une population dense qui a élu domicile entre les stèles et les mausolées.
Sources :
Centre IRD d'Île-de-France (Institut de recherche pour le développement)
BUCCIANTI Alexandre, « L'excroissance de la capitale égyptienne », © Le Monde, septembre 1994.
La « crise du logement » au Caire
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« Étages rajoutés - en toute illégalité - aux immeubles existants, cabanes en bois construites sur chaque espace vacant… La « cité des morts », immense cimetière à l'est de la ville est emblématique de cet habitat précaire. Près d'un million de personnes vivent aujourd'hui dans les abris attenants aux tombes. De petites épiceries ont ouvert au pied des mausolées. Les gamins jouent au foot entre les stèles ». |
La « crise du logement » au Caire en images
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Quartiers populaires.
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Bidonvilles.
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Un village agricole envahi par la ville.
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Quartier résidentiel de luxe... vide.
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« Verticalisation » de la vieille ville ou la « Taudification » des toits.
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Par manque d'espace, plusieurs habitants du Caire construisent leur maison sur le toit des immeubles. |
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La Cité des Morts : des logements ont été construits au milieu d'un cimetière… Remarquez les pierres tombales.
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Gérer les déchets
Ayant longtemps été laissée à la tâche du seul secteur informel, la collecte des déchets au Caire est aujourd'hui partagée entre les chiffonniers traditionnels et le secteur privé, mandaté par la voirie. Les Cairotes produisent chaque année 330 kg de déchets par personnes, une moyenne qui cache d'importants écarts entre les riches et les pauvres. Ces derniers vont en effet transformer, recycler et réutiliser tout ce qui est possible de l'être avant de mettre leur poubelle à la rue.
Les Chiffonniers du Caire
Quant aux autres millions de tonnes de déchets produites dans la métropole, elles seront soit collectées par une flotte de camions privée, soit ramassées par les Zabbalins. De confession orthodoxe copte, cette minorité d'immigrants résidant au Caire est au centre de l'économie informelle alimentée par la réutilisation des déchets. Aussi appelés les Chiffonniers du Caire, ces éboueurs clandestins collectent et trient les ordures qu'ils réemploient, transforment et revendent. Également, ils utilisent tous les déchets organiques pour nourrir les porcs, animaux qu'ils sont les seuls à élever et à consommer en ces terres musulmanes. Si les Cairotes tolèrent leur présence, nécessaire à la salubrité de la ville, ils sont cependant agacés par leurs charrettes, tirées par des ânes, qui gênent la circulation déjà très pénible au Caire.
Profiter des dépotoirs
Les tonnes de déchets accumulées dans les nombreux dépotoirs qui se sont multipliées autour du grand Caire profitent également à d'autres personnes. Ainsi, les enfants défavorisés y trouvent des objets qu'ils recyclent et revendent, pendant que les bergères laissent leur troupeau de chèvres y glaner leur nourriture. Toutefois, les dangers de maladies, de blessures ou d'effondrements sont bien réels, mettant en péril la santé de ceux qui vivent des déchets.
Encore la qualité de l'air
Enfin, l'incinération informelle et spontanée des tas de détritus, par des promoteurs désireux de "nettoyer" un terrain ou par les résidants eux-mêmes, contribue à la très mauvaise qualité de l'air du Caire, chargé de matières toxiques et de poussières. Aussi, les taux de maladies respiratoires, telles que l'asthme et le cancer du poumon, sont particulièrement élevés dans la métropole égyptienne, qui compte par ailleurs très peu d'espaces verts.
Sources :
Centre IRD d'Île-de-France (Institut de recherche pour le développement)
BUCCIANTI Alexandre, « L'excroissance de la capitale égyptienne », © Le Monde, septembre 1994
Al-Ahram, hebdomadaire égyptien en langue française
La gestion des déchets: les enjeux
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« Dans la ville la plus peuplée d'Afrique, de jeunes enfants ramassent plastiques, cartons, déchets de nourriture et autres matières afin de leur donner une seconde vie. Appelés les Chiffonniers du Caire ou Zabbalins, ces jeunes tirent profit de la gestion déficiente des déchets de cette mégalopole de 17 millions d'habitants ». |
La gestion des déchets en images
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« Quelques personnes viennent quotidiennement ici, aux abords de la voie ferrée. Nous ne sommes pas loin de la gare du Caire. La ville voit sa population s’accroître très rapidement... Le travail est de plus en plus difficile à trouver. Les habitants, jeunes adultes désoeuvrés, se retrouvent dans ces endroits plus ou moins insalubres, à l’écart des yeux curieux. Au-delà de l’habitat misérable, de la promiscuité et des conditions de vie précaires, le bidonville évoque surtout l’insécurité ».
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Des déchets et de l'eau.
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Quartier des Chiffonniers du Caire.
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Quartier des Chiffonniers du Caire.
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Quartier des Chiffonniers du Caire.
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Les Zabbalins et leurs ânes.
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Un service privé de collecte des déchets. |





























