Extrait du journal Hoy,
Quito, 2 octobre 1999

À Quito, des centaines de personnes qui vivent dans la rue sont sans ressource en cas d'éruption volcanique.

Mercedes et ses cinq enfants vendent des bonbons et du chocolat tous les jours au coin des avenues Amazonas et Naciones Unidas. Pour eux, la possibilité d'une éruption du Guagua Pichincha constitue plus qu'une alerte : c'est une possibilité de faire des affaires. Durant les jours d'alerte, ils vendent des masques protecteurs au prix de trois pour 5000 sucres.

Pourtant, personne ne les a avertis de ce qu'ils doivent faire en cas d'éruption volcanique. Ils ne savent pas non plus où ils pourraient se réfugier, puisque, en général, ils passent la nuit auprès d'un petit feu avec d'autres sans-abri sur la place Naciones Unidas.

Cette situation est celle de plus de 2000 personnes qui déambulent dans les rues de Quito et qui ne sont pas encore incluses dans aucun plan d'évacuation et qui dépendent, dans la majorité des cas, exclusivement de l'aide de Fondations et d'ONG de solidarité.

Les membres du Comité de Coordination qui travaillent sur les plans d'évacuation ont par ailleurs planifié des actions conjointement avec le ministère du Bien-être Social, mais il semble que l'aide ne sera apportée qu'aux endroits désignés par la municipalité comme étant des centres d'accueil. Mais comment les sans-abri arriveront-ils à ces refuges?

Le projet Salesiano Enfants de la Rue est l'une des organisations qui détiennent déjà un plan d'action pour diriger les enfants et les adultes sans-abri vers ses refuges en cas d'éruption volcanique. Pour le moment, trois refuges sont disponibles dans autant de secteurs de la ville. Un quatrième est réservé pour les indigènes qui gagnent leur vie dans les rues de Quito mais qui vivent loin de la ville.

Ivano Zonovello, coordonnateur du projet, a indiqué qu'un accord serait bientôt passé avec l'Institut National de l'Enfant et de la Famille (INNFA) pour venir en aide à tous les enfants qui travaillent des les rues en cas d'éruption.

Traduction : Marianne Giguère
www.hoy.com.ec/suplemen/blanco51/byn.htm