Les lieux d’enfouissement sanitaires, le scénario retenu

Extrait du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles de la Communauté métropolitaine de Montréal,décembre 2003

En 2001, 3,8 millions de tonnes de matières résiduelles étaient destinées à l’enfouissement sur ce territoire du Montréal métropolitain. Cinq lieux d’enfouissement sanitaires desservent actuellement la CMM dont un seul, Lachenaie, avec 33% des matières éliminées est situé dans le territoire de la CMM.

Les autres sites sont situés à l’extérieur du territoire :

Il est prévu que 59 millions de tonnes de déchets devraient être enfouis pour la période 2010-2030.

Deux scénarios sont proposés par la CMM, soit celui :

  1. de la collaboration interrégionale qui consacre le statu quo actuel.
  2. de l’autonomie métropolitaine conservant l’autonomie complète en termes d’enfouissement des matières résiduelles sur le territoire de la CMM. Ainsi, les matières résiduelles destinées à l’enfouissement sont éliminées là où elles sont produites.

La Direction de santé publique de Montréal-Centre privilégie le scénario 2 pour les raisons suivantes :

  1. le rapprochement des producteurs de déchets des lieux d’enfouissement répond aux principes de développement durable. Cette approche a en effet pour conséquence principale de diminuer les trajets parcourus par les camions, ce qui contribue à diminuer les émissions de dioxyde de carbone. La principale hausse observée depuis 1990, de dioxyde de carbone, provient du secteur des camions lourds avec une augmentation de près de 43% des émissions et du nombre de véhicules passant de 100 000 à 250 000 au Québec;
  2. l’autonomie régionale est un principe privilégié par le politique québécoise. Elle permet de responsabiliser les communautés locales dans la gestion de leur déchet(récupération et élimination) et évite de transférer à d’autres communautés non concernées les nuisances pouvant en découler, notamment celles associées à l’enfouissement (trafic routier, bruit, etc.).

La Direction de santé publique de Montréal-Centre est consciente que l’implantation de ce scénario suppose l’ouverture de sites supplémentaires sur le territoire de la CMM et qu’un débat public devrait être envisagé à cet effet.